Stress, ce qu’il faut savoir

Les symptômes liés au stress chronique sont de quatre ordres:
– Physiques : douleurs d’estomac et d’oesophage, coliques, maux de tête, les troubles musculo-squelettiques (le fameux mal de dos en particulier), troubles du sommeil, de la digestion, essoufflement et opression…

– Emotionnels : sensibilité accrue,mal être, nervosité, crises de larmes, angoisse, tristesse, …

– Intellectuels : perturbation de la concentration, multiplication des erreurs et oublis, difficultés à prendre des initiatives et des décisions…

– Comportementaux : modification des conduites alimentaires, comportements violents et agressifs, isolement social, consommation de produits calmants ou excitants (café, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques…).

Si vous souffrez de l’un ou plusieurs de ces symptômes, vous êtes en état de stress chronique.
Qu’est ce que le stress?
C’est le déséquilibre entre la perception des contraintes liées à la situation, et la perception des ressources dont on dispose pour y faire face.
A l’origine, c’est un outil d’adaptation de l’organisme face au danger. L’organisme secrète des substances pour se défendre et réagir face aux contraintes qui visent à
–Stimuler les réactions de défense : augmentation du potentiel mental et physique
–Donner de l’énergie pour alimenter les muscles
–Résister à la douleur

Mais les substances produites doivent être consommées pour ne pas devenir toxiques.

Stress aigü versus stress chronique
Ainsi le stress est-il destiné à aider l’organisme à gérer une situation ponctuelle exigeante, cette stimulation (dite aussi de « stress aigü ») étant destinée à disparaître à la fin de l’évènement.
Tout autre est le stress chronique qui confronte la personne à des contraintes durables de travail
L’accumulation de substances épuise alors l’organisme en raison de cette hyper-stimulation.

Le stress chronique affecte alors:
– La santé physique
– La santé psychologique
– La productivité
– Le bien-être
– Le rapport avec les autres au travail et dans la vie familiale et privée.

Les comportements associés majorent le problème
– La prise d’excitants (café, tabac, substances dopantes, etc…) peut donner le sentiment d’un mieux à court terme. Sur le moyen et long terme, l’effet est dans le meilleur des cas nul, le plus souvent négatif avec augmentation du stress et problèmes d’addictions croissants.

– La prise en auto-prescription d’anxiolitiques ou de somnifères, ainsi que la consommation d’alcools ou de drogues pour « tenir » crée les mêmes effets délétères sur l’organisme, et un accroissement du stress.

– La fuite de l’environnement agressant, qui se traduit par de l’inhibition, du repli sur soi, la diminution des activités sociales,…aboutit à un isolement qui majore les risques.

On ne sort pas de la problématique du stress en misant sur une seule stratégie personnelle de gestion ou d’évitement des contraintes: l’aide des proches, le soutien du collectif de travail, le conseil du psychologue et du médecin sont essentiels.

L’aggravation des risques liés au stress se porte sur deux domaines:
– La santé physique: le principal risque est cardio-vasculaire, notamment pour les atteintes coronariennes, les accidents cardiaques et vasculaires cérébraux. Le deuxième est celui des troubles musculosquelettiques qui peuvent à terme conduire à un handicap. Enfin selon certaines études, le stress favorise certains cancers, notamment dans le domaine gastrique (estomac, oesophage, colon).

D’autres études mettent en évidence une forte probabilité d’atteinte du système de défense immunitaire, des désordres hormonaux, certaines pathologies de la grossesse (prématurité) et infertilité..
– La santé mentale: elle peut amener à une anxiété insupportable ou conduire à la dépression..
Le stress joue notamment un rôle majeur dans le processus de « burn out », c’est à dire dans des mécaniques d’épuisement psychologique lié au travail qui peuvent amener à différentes pathologies graves.